FYI #177 – For Your Inspiration cette semaine, on parle d’entrer dans la conversation.
Pas pour occuper l’espace, rebondir sur le sujet du moment ou cocher la case “prise de parole”. Mais pour apporter quelque chose : une vision, une preuve, un usage, un point de vue, une parole incarnée.
D’abord, on s’intéresse à l’IA et à ce qu’elle révèle de nos attentes en matière de confiance, d’authenticité et de valeur ajoutée. (1)
Ensuite, cap sur les grands événements sportifs, ces moments de culture commune où les marques peuvent trouver leur place… à condition de ne pas jouer hors-jeu (2).
Enfin, retour sur une campagne marque employeur qui part d’un principe simple : les meilleures raisons de rejoindre une entreprise se trouvent souvent chez celles et ceux qui l’ont déjà choisie (3).
Bonne lecture !

En fronde contre l’IA, ils se retrouvent à huer un Monet.
Par Géraud, amateur d’art. Et d’IA.
L’IA déferle dans les entreprises. Pourtant, parmi les audiences qu’elles cherchent à toucher, notamment les plus jeunes, elle n’est pas toujours la bienvenue. À l’Université d’Arizona, Eric Schmidt s’est fait huer en vantant l’IA ; à Harvard, l’humoriste Ronny Chieng a été ovationné pour trois « fuck AI ». Le verdict de cette génération semble sans appel : l’IA, c’est non.
Et les motifs de ce rejet sont en grande partie rationnels : un marché de l’emploi fragilisé, une dette cognitive pointée par le MIT, un coût écologique qui explose, des fake news généralisées…Pour autant, s’en tenir à distance n’est plus une option : l’IA est entrée dans une phase de maturité et transforme déjà nos manières de travailler. La vraie question est donc ailleurs.

Avez-vous vu cette image de nymphéas postée sur X en mai 2026 avec le label « Made with AI » et une consigne : « décrivez en détail ce qui rend cette image inférieure à un vrai Monet » ? En commentaire, les critiques pleuvent : composition bancale, aucune profondeur, reflets ratés… avant la révélation. C’était un vrai Monet. On avait cessé de juger l’œuvre pour ne plus juger que l’étiquette. Voilà le piège : tant qu’on raisonne en « pour ou contre l’IA », on finit par huer un Monet.
A notre sens, dans la majorité des cas la question n’est plus l’outil, mais au service de quoi nous le plaçons. Chez WAT, on mobilise l’IA sur ses forces – la donnée, sa collecte, son traitement, la simulation de scenarios – et l’humain sur les siennes : la vision, l’empathie, l’intuition et la créativité. En d’autres termes, le moyen ne devrait pas être au centre du débat. La finalité, si.
A titre d’exemple, l’usage de l’IA demeure très limité sur nos sujets corporate et marque employeur, où l’authenticité, la confiance et la justesse de la parole sont des attentes fortes des publics.
La génération qui hue aujourd’hui ne hue pas le progrès. Elle attend juste qu’on lui donne une vision positive de celui-ci. Aux entreprises de se poser les bonnes questions.
Pour nourrir votre réflexion :
✅Cartographiez les zones de confiance : plus un sujet touche à la réputation, à l’engagement ou à la culture d’entreprise, plus les attentes d’authenticité sont élevées.
✅Formalisez vos règles du jeu : quels contenus peuvent être assistés par l’IA ? Lesquels doivent rester profondément humains ? Mieux vaut répondre à ces questions avant que vos publics ne vous les posent.
✅Valorisez ce que l’IA vous permet d’améliorer : qualité éditoriale, personnalisation, accessibilité, cohérence des messages… les bénéfices perçus comptent davantage que la technologie elle-même.

Quand le sport fait parler les marques.
Par Anaïs, supportrice des conversations qui dépassent le score.
La Coupe du Monde de football, Roland-Garros, le Tour de France ou encore les Jeux Olympiques font partie des rares événements capables de réunir des millions de personnes autour d’une même conversation. C’est précisément ce qui en fait une opportunité de visibilité pour les entreprises. Mais ces évènements sont surtout l’occasion de montrer une culture, des collaborateurs ou une expertise.
Tous derrière son équipe
À l’occasion de la Coupe du Monde, STEF partage les pronostics de ses collaborateurs sur TikTok . Un format conversationnel qui permet de faire vivre l’événement à travers celles et ceux qui composent l’entreprise plutôt qu’à travers une prise de parole institutionnelle.
Dans la même logique, certaines marques profitent des grands rendez-vous sportifs pour mettre en lumière leur culture d’entreprise, valoriser l’esprit d’équipe ou renforcer leur marque employeur.
La campagne « Rejoignez notre équipe » de VINCI Construction reprend ainsi les codes du football pour illustrer les valeurs collectives de l’entreprise et nourrir son discours de recrutement. Amplifiée sur des plateformes comme Mon Petit Gazon ou L’Équipe pendant la Coupe du Monde, elle démontre qu’il est possible de s’inscrire dans la conversation autour d’un événement sportif tout en restant cohérent avec ses enjeux de marque.

Utiliser l’événement comme porte d’entrée vers son expertise
Les grands événements sportifs peuvent également servir à valoriser une expertise métier. Cette approche a été retenue pour le compte TikTok d’Inetum, pensé comme un média de décryptage IT. À l’occasion de la Coupe du Monde, un format a été développé dans lequel un collaborateur explique comment l’intelligence artificielle a prédit le vainqueur de la compétition grâce aux probabilités, aux données historiques et aux statistiques sportives. L’objectif n’est pas de promouvoir une solution de l’entreprise, mais de rendre un sujet technologique complexe plus accessible à travers un événement que tout le monde connaît.
Mais toutes les prises de parole n’ont pas vocation à apporter un décryptage ou une expertise. Parfois, un simple clin d’œil bien exécuté permet de créer de la connivence et de rappeler son territoire de marque. À l’occasion de Roland-Garros 2026, SUEZ a ainsi détourné un code visuel emblématique du tournoi, la balle jaune, pour faire écho à l’un de ses engagements phares : la sécurité.
Certaines marques participent simplement à la conversation en s’appuyant sur un insight commun à tous les spectateurs. Après le match France vs Irak qui a fini vers 3h du matin à cause d’orages, M6 a publié un faux mot d’excuse destiné aux retardataires du lendemain. En reprenant les codes du mot d’absence scolaire, la chaîne transforme un fait d’actualité en contenu de connivence. Une manière simple et efficace de prolonger l’expérience vécue par des millions de téléspectateurs
Au fond, la différence entre opportunisme et pertinence se situe souvent là : utiliser un événement populaire pour apporter quelque chose qui fait sens pour la marque, une expertise, un point de vue, une histoire ou simplement un clin d’œil cohérent avec son identité, plutôt que détourner l’événement pour capter l’attention à tout prix.
Dans les starting-blocks
✅Repérez les conversations qui rassemblent déjà vos publics : l’enjeu n’est pas de parler de sport, mais d’identifier les moments où l’attention collective est à son maximum.
✅Apportez une valeur ajoutée cohérente avec votre territoire : expertise, culture d’entreprise, engagement, recrutement…un événement ne remplace pas un positionnement.
✅Résistez à la tentation du rebond systématique : mieux vaut une prise de parole juste et légitime qu’un détournement opportuniste oublié dès le lendemain.

Il n’y a pas que le cœur qui a ses raisons….
Par Angélique, éternelle romantique.
Quand une entreprise lance une nouvelle campagne marque employeur, le premier réflexe est souvent de vouloir parler d’elle-même : sa culture, ses métiers, ses engagements, sa politique RH et ce qui la rend différente… Mais sait-on seulement quel argument va faire mouche ? quels critères plaideront en faveur de cette entreprise plutôt qu’une autre ?
Et si, pour répondre à ces questions, on demandait à ceux qui l’ont déjà choisie ?
C’est le point de départ de la nouvelle campagne marque employeur de KRYS GROUP : repartir du terrain et demander aux collaborateurs réseau (magasins) et de la centrale (fonctions supports et production), LA raison qui les a conduits à rejoindre le groupe (et à y rester 😊).
Ces raisons ont été nombreuses, très nombreuses… et ont fait apparaître une matière riche et très concrète : le collectif, l’ambiance, la formation, les parcours, la fierté de contribuer à la santé visuelle et auditive pour tous…
De cette matière est née une idée simple : « On a tous une bonne raison de préférer KRYS GROUP »
Un grand casting a par la suite été lancé, invitant les collaborateurs à devenir les visages de la nouvelle campagne. Et là encore, les réponses ont été nombreuses, preuve d’un collectif engagé. C’est ainsi que 27 collaborateurs, dignes représentants des différentes enseignes de la marque et de ses métiers, ont été photographiés par Nicolas Lascourrèges, professionnel de talent qui a su capter de vrais moments de complicité.

Une mécanique collective dans le message, individuelle dans l’incarnation. Et un parti pris créatif volontairement spontané : de vrais collaborateurs, des mots simples, des codes selfie, des panneaux, des stickers.
Largement relayée sur les réseaux par des collaborateurs fiers d’être devenus ambassadeurs, la campagne se déploie sur tous les points de contact : réseaux sociaux, sites talents, jobboards, presse spécialisée, display, salons, magasins…Une bonne raison de ne pas la rater !

À bientôt,
La team We are together

