WAT's up

FYI #173 – For Your Inspiration cette semaine, on parle du fond et de la forme, mais surtout de la forme. Celle qui donne du relief à une prise de parole, renforce un parti pris créatif ou rend un sujet plus désirable. Autrement dit : la forme qui ne se contente pas d’accompagner le fond, mais participe pleinement au message.

D’abord, cap sur Instagram, où certains dirigeants lancent leurs propres comptes pour toujours plus d’authenticité et de proximité (1).

Ensuite, détour par la tendance créative “Not IA”, qui rappelle qu’en communication, les conditions de fabrication d’un contenu peuvent, elles aussi, devenir porteuses de sens (2).

Enfin, retour sur la campagne de mobilité interne imaginée pour la Croix-Rouge, qui montre qu’en RH aussi, la manière de mettre un sujet en scène peut transformer sa perception… et donner envie de passer à l’action (3).

Et en fin de lecture, une bonne nouvelle qu’on avait envie de partager avec vous, qui, elle aussi, raconte quelque chose de la forme juste !

Bonne lecture !


Des CEO sur Instagram ? Le leader advocacy  prend le large

Par Juliette, CEO follower. 

Le 13 février dernier, Thierry Cotillard, président du Groupement Mousquetaires, a publié son premier contenu sur Instagram : un mashup cross posté avec le compte de la marque, qui le met en scène sur ses différents terrains de jeu (immersion en points de vente, évènements d’entreprise, mais aussi moments plus personnels, sorties, découvertes). 

Une première prise de parole qui pose déjà les bases de sa ligne éditoriale.  

Il s’autorise aussi des posts très spontanés, comme sa rencontre fortuite avec Michel-Édouard Leclerc à la gare Montparnasse. Le patron de Leclerc, lui-même actif sur la plateforme depuis plusieurs années a aujourd’hui plus de 220 000 abonnés !  

Dans un autre registre, la CEO d’Orange, Christel Heydemann, a choisi elle de s’exprimer régulièrement sur le compte de la marque. Elle incarne les messages clés et porte certains contenus stratégiques. Une manière différente, mais tout aussi efficace, de renforcer son leadership et d’humaniser la communication corporate. 

Un virage intéressant, loin des prises de parole souvent calibrées de LinkedIn. Instagram permet une expression plus spontanée, incarnée et directe. Stories, vidéos sur le vif, moments du quotidien… les dirigeants y dévoilent une facette plus accessible, qui contribue à renforcer leur proximité avec leurs audiences. Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large : celle du leader advocacy, où les dirigeants deviennent des relais d’influence à part entière. Certains vont encore plus loin. 

Justine Hutteau, CEO de la marque d’hygiène Respire, a construit une grande partie de la notoriété de sa marque sur son propre compte.

Elle documente son parcours pro (mais aussi un peu perso), partage ses réussites comme ses doutes, sans trop lisser. Résultat : une communauté engagée, et un compte personnel devenu un vrai levier de croissance. 

Plus visuel, plus émotionnel, Instagram complète les codes de LinkedIn en offrant un espace d’expression différent, où l’authenticité prime, et où la confiance peut naitre.  


Et pour vous, c’est un levier à explorer rapidement si :

Votre CEO (ou vos leaders) a déjà une visibilité installée et peut l’étendre ailleurs.  

Vos sujets nécessitent de créer de la proximité avec une cible présente et active sur la plateforme.

Vous avez des combats, des engagements ou des coulisses à montrer.  

Vous voulez prendre une longueur d’avance sur le leader advocacy.

Que nous raconte la tendance créa “Not IA” ? 

Par Claire, pour la beauté du geste.

Il y a eu un loup qui cet hiver a beaucoup beaucoup beaucoup fait parler de lui, pour toutes sortes de raisons, et notamment celle d’avoir été créé sans IA. Textures peintes à la main, 70 artistes, huit mois de travail au sein d’un studio d’animation montpelliérain : un projet mêlant 2D et 3D, pensé sans intelligence artificielle. Pour le studio, cette approche permet d’évoquer une certaine “nostalgie de l’enfance”. Pour la marque, elle incarne aussi une façon de soutenir le local et le savoir-faire français, dans la continuité de son discours. Car lorsqu’on revendique le “sans IA”, c’est souvent pour porter un message plus fort. 

Hermès a refondu son site internet et a fait douze illustrations, réalisées au crayon et colorisées numériquement, pour chaque section du site. Une manière, là encore, de défendre l’artisanat… en artisan. 

Le festival de jazz de Montreux a quant à lui fait appel au styliste suisse Kevin Germanier, pour une création unique en perles et en sequins. Une affiche où l’artiste a voulu retranscrire la musique : “cette explosion, cette émotion qui vous remue le corps et le cœur {…} quelque chose de généreux, dynamique et vibrant”.  

Autre création, autre procédé, mais même volonté : faire du geste artistique un message en soi. C’est aussi ce que raconte la campagne “Les âmes cassées” pour le musée de la Grande Guerre, avec des affiches volontairement soumises à des altérations lentes et violentes, à l’image de ce qu’ont subi les soldats de la Première Guerre mondiale. 

L’enjeu n’est donc pas de prôner le “vrai” ou de rejeter l’IA. Il est plutôt de rappeler que toute création porte du sens : dans son message, dans son rendu, mais aussi dans ses conditions de fabrication. 


Quand le « sans IA » a t-il du sens ?

Quand il répond à une attente du public : besoin d’attention, de rareté, de sens.

Quand il réaffirme un territoire de marque : s’il prolonge une promesse déjà crédible de création, de savoir-faire ou d’exigence.

Quand il produit une différence visible : face à des esthétiques de plus en plus lisses et interchangeables, le geste humain redevient un marqueur de singularité.

Promouvoir la mobilité en interne…ça fait du bien.  

Par Mickael, partisan du pas de côté.

Bouger, ce n’est pas toujours simple. Il faut se convaincre soi-même, réapprendre, sortir de sa zone de confort…Ce n’est pas toujours simple, SAUF quand on a un employeur comme la Croix-Rouge, qui accompagne et valorise vraiment le changement. Ça donne envie de bouger !  

C’est le point de départ de notre nouvelle campagne de mobilité interne pour la Croix-Rouge, portée par un claim qui dit tout : « Ça fait du bien de bouger… surtout quand on est déjà au bon endroit. »  Autrement dit : pas besoin d’aller voir ailleurs pour évoluer. Ici aussi les opportunités sont nombreuses… Et parfois là où on ne les attend pas. 

Notre ambition ? Faire passer la mobilité de sujet un peu flou à une évidence désirable. Désacraliser le changement, lever les idées reçues, et donner envie d’oser. Oui, oser. Parce qu’à la Croix-Rouge, on est justement au bon endroit pour essayer. Et pour embarquer tout le monde, le dispositif s’annonce aussi inattendu que son claim, avec des prises de parole décalées, des expériences participatives, des témoignages inspirants… sans oublier quelques clins d’œil espiègles pour faire tomber les freins avec le sourire.


Trois leviers à activer

En communication interne, les sujets qui appellent au passage à l’action ne se jouent pas seulement sur le fond, mais aussi dans la manière dont on les rend concrets, désirables et accessibles.

Créez les conditions du passage à l’action : relais managériaux, témoignages, formats participatifs, exemples réels… Ce sont eux qui rendent le mouvement possible.

Levez les freins avant de pousser les messages : tant qu’un sujet reste perçu comme risqué, flou ou réservé à certains, il restera théorique.

Donnez envie avant de convaincre : un sujet interne mobilise mieux quand il ouvre une perspective positive, et pas seulement quand il est “important”.

Edition TOP/COM 2026 !

On avait envie de partager cette bonne nouvelle avec vous : cette année, cinq projets accompagnés par l’Agence WAT ont été distingués aux TOP/COM : l’Or pour la Ligue contre le cancer dans la catégorie Journal externe avec un magazine pensé comme un véritable pouvoir d’agir ; Or aussi pour le Service militaire volontaire dans la catégorie Stratégie de communication avec une campagne conçue pour remettre l’avenir en mouvement ; Argent pour l’Institut National du cancer dans la catégorie Livre avec un ouvrage-manifeste qui raconte 20 ans d’engagement ; Argent pour la Direction Générale des finances Publiques dans la catégorie Recrutement RH avec une campagne qui relie talent individuel, métier et intérêt général ; et enfin Bronze pour Swissquote dans la catégorie Dispositif rapport annuel avec un rapport-signature qui fait de l’audace un langage corporate.

Au-delà du palmarès, ces distinctions nous touchent parce qu’elles saluent des sujets utiles, exigeants, parfois sensibles, et le travail mené avec nos clients pour leur donner une forme claire, juste et engageante. Une belle occasion de remercier celles et ceux qui nous font confiance et de partager cette joie avec vous, qui nous lisez fidèlement (pour découvrir le palmarès, par ici !).

À bientôt,

La team We are together